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Dans les relations humaines, ce ne sont plus les marques
d'honneur qui touchent l'homme de goût, mais le raffinement et
l'intelligence de la conversation. De même que c'est d'abord sur
l'oeuvre que
se concentre son attention, plutôt que sur les personnes qui la lui
font voir,
de même c'est davantage la conversation qui agit sur sa sensibilité que
les
personnes présentes. On comprend que le raffinement lui plaise, la
délicatesse
étant non seulement la facilité avec laquelle son goût le fait réagir,
mais
également la finesse de son goût, sa propension à analyser pour sentir
chaque partie. Et
l'on retrouve également ici l'idée que le goût a pour objet privilégié
les
qualités intellectuelles perceptibles dans les oeuvres. Les deux
termes
négatifs correspondent d'ailleurs exactement aux positifs. Remarquons
également les formes de plaisir et de déplaisir qui résultent de cette
sensibilité lors des rapports sociaux: l'amusement d'un côté, la
punition de l'autre. Dans les
deux cas, on peut percevoir le style de rapport aux autres qu'induit la
délicatesse de goût: la collusion heureuse dans
l'amusement, et au contraire le sentiment pénible de non participation,
voire
d'exclusion ou d'agression, dans la punition.
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