qui les rend extrêmement sensibles à tous les accidents de la vie 

Plus que comme une maladie, c'est comme une disposition à la maladie, donc comme une sorte de faiblesse, qu'est définie ici généralement la délicatesse de passion. Elle nous expose à tous les accidents de la vie. Cette idée d'accident renforce celle de la passivité impliquée dans la manière dont est désigné notre rapport à la délicatesse de passion à laquelle certains sont dits "être sujets". De plus, le fait qu'il s'agisse d'une sensibilité à tous les accidents de la vie d'une part, c'est-à-dire d'une sorte de prédisposition universelle à être affecté par tout ce qui est susceptible d'affecter les hommes, et d'autre part le fait que cette sensibilité soit de plus extrême, cela caractérise cette disposition maladive, non pas comme une faiblesse quelconque, mais comme la disposition maladive par excellence (au moins pour l'esprit). En elle, l'individu apparaît comme totalement exposé à son environnement, et pour ainsi dire sans défense.