|
Cette formule rappelle naturellement les deux "je
crois" des paragraphes précédents. Et elle signale aussi de la part
de l'auteur une
différence avec l'opinion présumée du lecteur, tout en annonçant une
tentative
de le persuader à son tour. Cependant,
contrairement à ce qui se passait dans les affirmations de croyance
antérieures,
la persuasion de l'auteur n'est plus à présent celle de l'accord
universel avec tous ceux qui voudront réfléchir, mais directement
celle de la vérité de la
thèse en faveur de laquelle Hume va argumenter. Faut-il en conclure que
la
suite de l'argument aura un autre statut, moins universel, quoique
visant
toujours à la persuasion? En quelque sorte, le dialogue semble devenir
plus intime.
|