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Cette affirmation "je
crois" nous renvoie naturellement à celle
du premier paragraphe. Elle joue en effet le
même rôle dans le développement du discours, intervenant d'ailleurs
exactement au même endroit dans la structure de l'argument qui se répète pour
chacune des deux délicatesses. Si la répétition atténue
l'effet de rupture de la première intervention de cette affirmation subjective,
celle-ci est en revanche accentuée par l'alinéa qui la précède actuellement.
D'ailleurs, la situation s'est modifiée autrement aussi par la répétition.
En effet, l'opinion à laquelle s'oppose maintenant l'auteur n'est plus
simplement celle qui naît de la perception naïve du tableau de la délicatesse
de goût qu'il vient de peindre. Étant donné que celle-ci a été dépeinte de
manière strictement parallèle par rapport à la première forme de délicatesse, et que
la conclusion réaffirme la similitude, le lecteur tend à poursuivre le
parallèle et à deviner une évaluation semblable à la précédente, que Hume
avait justement introduite par la protestation de son premier "mais je
crois". C'est donc à présent contre l'opinion que le lecteur est amené
à attribuer à Hume que celui-ci doit maintenant s'élever. Dans ce jeu de
reprise avec variation, il faut une nouvelle subtilité pour reproduire la
surprise et réengager le dialogue de manière vive.
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