Celui qui a bien assimilé sa connaissance et des livres et des hommes a peu de plaisir ailleurs que dans la société d’un petit nombre d’amis choisis

Encore une fois, c'est sur la limitation des plaisirs de l'homme de goût ou de jugement que Hume insiste, comme pour nous persuader que les inconvénients de la délicatesse de passion n'ont pas été éliminés par la culture du goût, mais qu'ils ont seulement pris une autre forme.

Nous savons déjà que la formation du goût est affaire d'exercice du jugement, à quoi nous servent les arts. C'est pourquoi la connaissance superficielle, ni celle des livres, ni celle du monde, ne suffit pas, et qu'il importe qu'elle soit parfaitement assimilée, pour être devenue raffinement du jugement.